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La loi de départementalisation de 1946 entraîne une réforme foncière aux Antilles françaises. Chaque maison s’entoure alors d’un jardin. Avec les années, le Jardin Aisé se développe. Il ne répond plus à une nécessité d’autosuffisance alimentaire. Il correspond à l’avènement de la société de consommation selon laquelle l’alimentation est régie par le commerce. Le jardin devient donc presque uniquement à but ornemental. L’allamanda et le bougainvillier sont représentés en force. Avec le Jardin Aisé, on se rapproche donc en quelque sorte des tenants et des aboutissants du Jardin de Maître, qui n’était autrefois que l’apanage des riches colons. Le Jardin Aisé se rapproche surtout du jardin métropolitain, les couleurs et la luxuriance de la végétation en plus.

Les savoirs liés à la culture du Jardin Créole se perdent. L’ ignorance des jeunes générations est quasi systématique dans ce domaine. Certes quelques espèces sont encore présentes dans le Jardin Aisé, telles que la citronnelle, le bananier, le manguier, le cocotier, l’avocatier, le citronnier et le goyavier ... Mais elles sont davantage liées à la coutume, aux habitudes, plutôt qu’elles ne répondent à des besoins réels. Les productions sont d’ailleurs souvent ignorées et les fruits pourrissent parfois au pied des arbres. Certains usages, trop rares, ont traversé cette fin de siècle, ou peuplent encore les souvenirs d’enfance. La plupart n’intéressent plus que les spécialistes et quelques touristes éclairés. Le Jardin Créole ne demande pourtant qu’à renaître …



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