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Après le débarquement de C. COLOMB et des Espagnols le 4 Novembre 1493, d’autres colons, Français pour l’essentiel, occupent la Guadeloupe et la Martinique. A partir de 1635, ils y développent l’industrie de la canne à sucre dans des propriétés agricoles appelées « habitations ». Sous l’influence des colons hollandais émigrés en Guadeloupe, les colons français exploitant les plantations prennent l’habitude de laisser libre tout ou partie du samedi pour permettre aux esclaves de cultiver des petits jardins qui leur sont concédés et qu’ils gèrent comme bon leur semble. Ces jardins sont les Jardins à Nègres. Ces jardins améliorent l’ alimentation des esclaves : elle est mieux équilibrée. Les colons y voient aussi leur avantage car cela diminue les importations de nourriture, et contribue à apaiser un peu le sentiment de rébellion. Les esclaves sont autorisés à vendre les surplus de leurs produits agricoles sur le marché du dimanche. Ils en tirent de petites sommes pécuniaires qu’ils utilisent pour l’achat de vêtements festifs et de bijoux.

La forme des Jardins à Nègres ressemble beaucoup à celle du Jardin Caraïbe. Les plantes d’origine africaine, arrivées avec les esclaves, enrichissent les cultures locales. Les Nèg’ Marrons, échappés des Habitations et qui se réfugient sur les hauteurs de l’île, y établissent des jardins sur des parcelles en pleine forêt humide, comme les Caraïbes avant eux. Cela leur assure la discrétion nécessaire à la sauvegarde de leur liberté.

Après l’abolition de l’esclavage en 1848, les populations d’origine indienne remplacent la main d’œuvre des esclaves dans les plantations des Habitations, surtout à partir de 1861. Les anciens Jardins à Nègres leur sont laissés en culture ‘privative’. Les Indiens y mélangent les plantes antillaises avec les plantes amenées d’Inde. Le patrimoine végétal s’enrichit une nouvelle fois.


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