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Les « Knot gardens » anglais sont inspirés des labyrinthes d’Alberti. Cependant le cheminement n’y est plus possible et seul le dessin reste, sous forme d’entrelacs et d’arabesques, symboles de l’infini. Délimitées dans des carrés de verdure, ces broderies végétales se juxtaposent en nombre, à la fois ressemblantes et différentes. Cette mode se propage en France et en Angleterre au XVIe s. C’est précisément au XVIe s. que l’art des jardins de la Renaissance gagne la France, l’Angleterre et les Pays-Bas, au retour des guerres d’Italie, à partir de 1495.

En France, sous l’impulsion de Louis XII et François Ier, de nombreux artistes italiens viennent réaliser des jardins d’inspiration italienne. On compte parmi eux Gaillon, Amboise, Blois, Chenonceaux, Villandry et Fontainebleau. Cependant, le renfermement du jardin sur lui-même, dominé par une promenade sous treille, et l’incorporation d’un potager ornemental dans la composition du jardin, sont autant de détails qui différencient les jardins de la Renaissance italiens et français. Dans l’ensemble, la composition du jardin architectonique est respectée, mais sans conserver les 3 plans étagés, à l’exception de Villandry. Les plans et les massifs en carrés sont remplacés par de grands parterres qui s’étirent et se succèdent en alignement sur l’axe principal. Cela devient évident à St Germain en Laye et dans les jardins du Palais du Luxembourg, sous Henri IV. Ce principe qui ne tient plus le jardin dans les limites de 3 plans successifs, annonce les grandioses réalisations des Jardins à la Française.

Aux Pays-bas c’est le jardin baroque qui a le plus de succès, avec une note bien locale : les fleurs. Au château de Nassau, à Idstein, par exemple, la composition reprend des motifs floraux avec une grande diversité botanique, à l’inverse des jardins de la Renaissance de l’Europe du Sud (Italie et France). L’avance hollandaise en matière d’horticulture explique cette caractéristique. Des plantes exotiques sont également intégrées aux massifs. Les plantes ornementales effacent définitivement les plantes médicinales à partir des travaux du médecin et botaniste Charles de l’Ecluse (Carolus Clusius) et son jardin botanique de l’université de Leiden (1587). Originaires du Moyen-Orient, de nombreuses plantes à bulbes et tubercules (tulipe, jacinthe, iris, lis, glaïeul, tournesol, etc.) deviennent incontournables en Hollande, et à moindre mesure en Angleterre et en Allemagne.


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