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Les plus anciens jardins dont la littérature fasse écho sont ceux des temples Sumériens au 3e millénaire av. JC. Plus fréquents durant le 2e millénaire av. JC, ces jardins de temples sont des vergers et potagers destinés aux offrandes divines, mais ils servent également à nourrir les serviteurs. D’ailleurs ces temples sont aussi les palais royaux. Les cours intérieures sont ombragées et fleuries afin d’accueillir les banquets et les cérémonies.

Au 1er millénaire av. JC, les Assyriens constituent en Perse de grands parcs publics irrigués, dont certains sont destinés à être des réserves de chasse. Ce sont les « paridaiza », tels que le parc de Sargon II en 800 av. JC. On y trouve de nombreuses espèces végétales, spontanées et acclimatées : le pommier, le poirier, le cognassier, l’amandier, le cèdre, le cyprès, l’olivier, le chêne, l’ébénier, le genévrier, le tamaris, le térébinthe, le frêne, le grenadier, le figuier, etc.

Dans les mêmes années et au même endroit, les jardins clos se multiplient dans les palais. Ils sont de forme carrée et sont composés de 4 zones égales séparées par des canaux perpendiculaires symbolisant les 4 fleuves qui divisent l’univers. Au centre du jardin, c’est à dire à l’intersection des canaux, se trouve en général une fontaine. Ce type de jardin est appelé ‘ jardin cruciforme’, comme celui de Cyrus, vers 500 av. JC. Le même schéma structure aussi certains grands parcs : au centre se situe alors un pavillon de repos.

L’art des jardins de Mésopotamie trouve son apogée avec les terrasses plantées sur les différents étages (7 en général) des temples pyramidaux, les « ziggourats ». Les célèbres jardins suspendus de Babylone, l’une des 7 Merveilles du Monde, construits par Nabuchodonosor II (5e s av. JC), en sont un exemple. En plus des essences végétales des temples sumériens, on y trouve le palmier-dattier, le peuplier, le jujubier, la rose et le lis.

En tant qu’ornements de lieux sacrés, les troncs des arbres des jardins suspendus participent à l’élévation des prières. Les jardins suspendus représentent l’idéal du jardin paradisiaque. Mais d’un point de vue pratique, ces bois sacrés offrent leur ombrage pour le repos et les festivités des princes, et la vocation religieuse est donc fortement teintée d’ utilisation profane. Les jardins suspendus sont également de véritables prouesses techniques, tant au niveau hydraulique pour concevoir les systèmes d’irrigation par gravitation et l’étanchéité des terrasses, qu’au niveau architectural pour calculer les soubassements nécessaires pour résister à de telles surcharges.


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